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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 14:54

 

 

 

mosqueebleue.jpg

 

 

 

 

J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
D'abord une brise légère doucement,
Tout doucement se balancent
Les feuilles sur les arbres dans le lointain,
Tout au loin,
Les cloches obstinées des porteurs d'eau
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
Tandis que passent les oiseaux
Tout là-haut, par longues bandes criardes,
Dans les pêcheries, on tire les filets
Les pieds d'une femme baignent dans l'eau,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
Les voûtes du bazar sont fraîches, si fraîches,
Mahmut Pacha est tout grouillant de monde,
Les cours sont pleines de pigeons.
Des bruits de marteaux montent des docks,
Dans le vent doux du printemps flottent des odeurs de sueur,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
Un yalı aux sombres embarcadères,
Dans sa tête, l'ivresse des plaisirs d'autrefois,
Dans les ronflements des vents du sud apaisés
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
Une beauté marche sur le trottoir,
Quolibets, chansons, ballades, moqueries
Quelque chose tombe de sa main,
Ce doit être une rose
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
J'écoute Istanbul, les yeux fermés,
Un oiseau bat des ailes autour de ta robe
Je sais si ton front est tiède ou frais
Si tes lèvres sont humides ou sèches, je sais
Une lune blanche se lève derrière les pins,
Je perçois tout du battement de ton cœur,
J'écoute Istanbul.

Orhan VELI (1914-1950)

 


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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 10:26

 

 

 

 

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estampes-japonaises.jpg

 

 

Rien d'autre aujourd'hui

que d'aller dans le printemps

rien de plus

 

 

 

Buson

 

 


 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 16:11

 

 

 

Insomnie

 

 

Centre de la nuit

Silence infini,

Je veille

 

Page blanche

Nul ne vient

Je rêve.

 

Souffle de l'ange,

Volute de mots,

J'écris.

 

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 22:09

 

 

Un désir te prend de silence, et tu pries le vent qui le matin se lève,

à l'heure du sommeil encore, de te mener par les jardins vers le lieu de silence connu,

afin que se connaissent, dans l'intime du sang, le silence et le lieu

et que se dresse un vent plus noble et plus pressant d'être secret.

Tu es saisi par l'aube la plus vive.

Alors, te retournant, tu salues l'or lointain, la gloire usée des villes,

ton geste vole et te voici lavé de toute nuit.

L'odeur des feuilles est l'odeur de l'amour.

Paix du jardin. L'eau femme plus que femme y tremble.

Tout y est blanc, comme le visage de l'amour.

 

 

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Béatrice Samson, Conteuse

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Henri Gougaud



Que peuvent les contes ? Presque rien, mais beaucoup : nous aider à changer le regard que nous portons sur notre monde et sur notre vie. Nous réapprendre l'innocence. S'ils se sont obstinés à rester vivants jusqu'à nous, c'est peut-être pour nous dire ces nécessités là et nous les répéter sans cesse jusqu'à ce qu'enfin nous les entendions.
 


Le rire de la grenouille

Freud



Tout ce qui travaille au développement de la culture travaille aussi contre la guerre.