Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 22:09

 

 

Un désir te prend de silence, et tu pries le vent qui le matin se lève,

à l'heure du sommeil encore, de te mener par les jardins vers le lieu de silence connu,

afin que se connaissent, dans l'intime du sang, le silence et le lieu

et que se dresse un vent plus noble et plus pressant d'être secret.

Tu es saisi par l'aube la plus vive.

Alors, te retournant, tu salues l'or lointain, la gloire usée des villes,

ton geste vole et te voici lavé de toute nuit.

L'odeur des feuilles est l'odeur de l'amour.

Paix du jardin. L'eau femme plus que femme y tremble.

Tout y est blanc, comme le visage de l'amour.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Dame Béa - dans Poèmes
commenter cet article

commentaires

Béatrice Samson, Conteuse

  • : Le blog de Béatrice SAMSON
  • Le blog de Béatrice SAMSON
  • : Voyages au pays des contes de Béatrice Samson
  • Contact

Henri Gougaud



Que peuvent les contes ? Presque rien, mais beaucoup : nous aider à changer le regard que nous portons sur notre monde et sur notre vie. Nous réapprendre l'innocence. S'ils se sont obstinés à rester vivants jusqu'à nous, c'est peut-être pour nous dire ces nécessités là et nous les répéter sans cesse jusqu'à ce qu'enfin nous les entendions.
 


Le rire de la grenouille

Freud



Tout ce qui travaille au développement de la culture travaille aussi contre la guerre.